1,2,3 Soleil... Un logo plein de vivacité et de couleur créé par les collégiens de Sévigné (Marseille) pour exprimer la vie et surtout l'envie de vivre ! Car tel est le cœur de cette association qui prend soin d'enfants hospitalisés. D'où l'envie de la Mutuelle de France-Sud d'être partenaire ! Présentation à trois voix :
- Yvette Giana, présidente de l'Association 1,2,3 Soleil
- Olivier Foglietta, directeur référent des pôles de pédiatrie de l'APHM
- Brigitte Rossat, assistante sociale à l'Hôpital d'Enfants de la Timone
Quel est l'objectif de l'association 123 Soleil ? Yvette Giana : L'association 1,2,3 Soleil a aujourd'hui 13 ans d'existence. Elle a été créée sur des principes mutualistes : entraide et solidarité. Son objectif est d'aider les enfants hospitalisés à mieux vivre ce délicat passage qui, pour certains d'entre eux, peut être long : 6 mois, un an ou même plus dans certains services. Dans ce contexte difficile, nous apportons notre aide autant aux enfants qu'aux familles qui doivent affronter de multiples difficultés : émotionnelles d'abord, organisationnelles ensuite. Comment continuer à gérer le quotidien, prendre en charge les questions matérielles, qui deviennent aussi essentielles, etc.
Yvette Giana : Notre but n'est pas de nous substituer à l'hôpital mais de jouer réellement ce rôle complémentaire dans l'accompagnement des enfants et des familles d'enfants hospitalisés. D'où notre souci de recréer des espaces de jeux, de rêve et d'évasions pour l'enfant. Notre préoccupation est de faire de l'hôpital non pas simplement un lieu médical coupé du monde, mais aussi un lieu en interaction avec le quotidien des uns et des autres.
Olivier Foglietta : Pour les enfants, comme pour les familles, notre aide vient combler un besoin. Très souvent, les parents sont démunis par rapport à tous les aspects législatifs et administratifs. 1,2,3 Soleil se positionne en tant que complément de la prestation hospitalière, qui disons-le, est parfois un peu technique et froide malgré toute l'humanité dispensée par le personnel médical. L'association a très bien compris l'importance de prendre en charge le poids émotionnel d'une hospitalisation mais aussi de mettre en place des actions qui vont directement aider les familles dans l'hôpital et à l'extérieur.
Yvette Giana : Elles sont multiples. Parmi celles destinées aux enfants, citons la mise en place d'un babyfoot dans l'hôpital, la collecte de jouets pour Noël... l'idée est de faire oublier l'hôpital. Pour les parents, nous proposons des matinées récréatives qui permettent de se retrouver et aussi d'échanger sur ce que l'on vit. L'association peut aussi prendre en charge certains aspects matériels liés à une hospitalisation comme l'hébergement, l'organisation de la vie autour de l'enfant hospitalisé. Et parfois, c'est très complexe. Imaginez - et c'est une situation que nous vivons actuellement - le cas d'un enfant qui vient de Mayotte avec 5 frères et sœurs là-bas, dont les parents n'ont pas les soutiens classiques de la CAF, qui nécessitent donc un logement sur place... Comment faire ?
Olivier Foglietta : Il est vrai qu'on ne peut imaginer un enfant hospitalisé pour une longue durée sans la présence de sa famille ou au moins d'un de ses parents. C'est extrêmement important de pouvoir recréer un climat de confiance et de sérénité autour de l'enfant. Cela commence autour des parents.
Brigitte Rossat : L'hôpital reçoit des enfants de la France entière, mais aussi d'Afrique, des territoires d'outre mer... quelles que soient leurs pathologies. Et pour certaines situations particulières, les enfants, comme les familles, n'ont, très souvent, droit à aucune allocation, ni CAF, ni autre... Il s'agit d'une part, de faire face, dès l'arrivée, aux problématiques d'accueil dans une ville étrangère aux parents sans compter le stress généré par la maladie. L'association est un relais pour l'hôpital très important. Pour exemple, si le service social ne trouve aucune solution d'hébergement pour une famille, ce qui représente un budget entre 300 et 400 euros par mois ; il contacte 1,2,3 Soleil. L'association prend alors en charge tout ou partie des frais. Pensez à la complexité de la situation lorsque l'hospitalisation dure 6, voire 12 mois. Pour les familles, c'est un soulagement d'être soutenue sur cette partie. L'avantage de l'association est de toujours nous apporter une réponse très rapide. Ce qui ensuite nous permet de monter des dossiers auprès du Conseil Général ou autres administrations, qui, eux, vont demander un temps plus long de traitement.
Olivier Foglietta : Evidemment, et pour l'entourage, pouvoir être soutenu est extrêmement bénéfique.
Yvette Giana : C'est aussi pourquoi nombre de nos actions ont pour but de récolter de l'argent. Il nous faut des fonds ! Raison pour laquelle nous organisons, par exemple, des concerts et procédons aux nécessaires demandes de subventions auprès du Conseil Général.
Bien sûr, dans cette bataille, l'importance de notre réseau de partenaires multiples dont la Mutuelle de France Sud, est vitale pour l'association.
Olivier Foglietta : Et sur ce point, il est vrai que l'hôpital préfère traiter avec un seul "expert" qui regroupe tous les partenaires. Dans ce contexte, 1,2,3 Soleil nous connaît bien, connaît nos besoins et peut s'inscrire au cœur d'actions inscrites dans la durée. D'où notre implication avec cette association et l'importance de regrouper tout le réseau d'aides sous sa tutelle. Objectif : mutualiser les actions et faciliter le déploiement d'actions qui soient bénéfiques pour tous, et surtout pour les enfants hospitalisés.
En savoir plus:
Le site de l'association 1,2,3 Soleil
Quel que soit le temps dont vous disposez votre concours sera précieux à
1,2,3 Soleil pour aider les enfants hospitalisés, handicapés et leur famille.
Venez nous rejoindre !
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- retournez ce bulletin à :
Association 123 Soleil
Maison de la Mutualité
1 Rue François Moisson
13002 Marseille
ou
- téléphonez à Mme Yvette GIANA
04 91 44 69 82
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