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Le Pôle Sommeil...

Entre ceux qui dorment, peu, trop ou mal... Toujours les mêmes conséquences : des journées grises et des nuits blanches sans compter les risques d'accidents, l'influence sur la santé et la moindre attention au travail ! 3 Français sur 4 souffrent de troubles du sommeil... Peut-on agir ? Oui ! Un petit test en préalable pour mieux connaître l'état de votre sommeil !

Testez votre somnolence

Afin d'évaluer des éventuelles somnolences de votre part dans la journée, voilà quelques situations de la vie quotidienne où nous vous demandons d'évaluer les chances de somnolence de votre part.

Ce test est l'échelle de somnolence d'Epworth :

0 = Risque inexistant de s'endormir
1= Risque minime de s'endormir
2= Risque modéré de s'endormir
3= Risque important de s'endormir

Vous pouvez imprimer le tableau ci-dessous, reporter dans chaque case le chiffre qui correspond à votre risque par rapport à une situation quotidienne donnée (colonne de gauche) puis effectuer les additions.


Risque inexistant

= 0

Risque minime

=1

Risque modéré

=2

Risque important

=3

Assis en lisant un livre ou le journal





En regardant la télévision





Assis, inactif dans un lieu public (cinéma, salle d’attente, théâtre…)





Passager d’une voiture (pour un trajet d’une heure)





En étant allongé après le repas de midi (lorsque les circonstances le permettent)





En étant assis en parlant avec quelqu’un





En étant assis après un repas, sans boisson alcoolisée





En étant au volant de la voiture au cours d’un arrêt de la circulation de quelques minutes





TOTAL






Ce test n'a pas pour but d'établir un diagnostic mais de vous alerter sur d'éventuelles anomalies dont vous pourrez parler à votre médecin.

Votre score

Il correspond au total des points.
- Entre 0 et 8 : vous êtes dans les limites de la normale.
- Au-delà : vous êtes anormalement somnolent. Mieux vaut en parler à votre médecin

Questions / Réponses

Quels sont les risques d'un mauvais sommeil ?

Un accident de la route sur cinq est lié à la somnolence. Au-delà de dix-sept heures sans sommeil, notre vigilance diminue dangereusement. Autrement dit, il ne faut pas prendre la route, en particulier pour un long trajet, si l'on n'a pas bien dormi les nuits précédentes. Dès les premiers signes de sommeil - paupières qui tombent, picotements des yeux, bâillements - mieux vaut s'arrêter pour dormir.
Cela est aussi valable dans le cadre de certaines activités professionnelles (chauffeurs routiers, collectifs, chantiers...) où la somnolence peut être la cause d'accidents.

A partir de quand dois-je considérer l'insomnie comme grave ?

Très souvent occasionnelle, car liée à un stress ou à une contrariété passagère, l'insomnie va se résorber d'elle-même avec la résolution de la cause. Cependant, si elle persiste, et devient chronique, elle engendre des troubles handicapants. Pour la soigner, il suffit parfois de soulager des douleurs, le ronflement du conjoint, des troubles urinaires ou de prendre en charge le problème psychologique.

Comment reconnaître les apnées du sommeil ?

Une apnée du sommeil est caractérisée par la répétition d'arrêts respiratoires de plus de dix secondes pendant le sommeil. Outre le fait qu'elles génèrent souvent de l'inquiétude chez le conjoint, elles détériorent la qualité du sommeil de l'un et l'autre et peuvent être cause de somnolence dans la journée. Elles majorent le risque cardiovasculaire. Mieux vaut dans ce cas, consulter votre médecin : vous diminuerez vos risques et gagnerez en qualité de vie.

Mon enfant est sujet à des cauchemars et des crises de somnambulisme. Que faire ?

Cauchemars et somnambulisme sont assez fréquents chez les enfants et, en général, ne nécessitent pas de traitement. Il s'agit juste de rassurer l'enfant après des cauchemars et/ou de l'accompagner en douceur. En cas de doute, consultez votre médecin.

Je tombe de sommeil en pleine journée, et même en pleine action. Peut-on faire quelque chose ?

La narcolepsie consiste en des accès de sommeil irrépressibles en pleine journée. Même s'il s'agit d'une affection rare, qui touche à peine 0,026% de la population, ce cas est à prendre en compte car extrêmement perturbant dans la vie sociale et professionnelle.

Quand dois-je utiliser des somnifères ?

Utiliser des somnifères sur une longue période présente un risque de dépendance. Leur prescription nécessite donc l'avis de votre médecin qui va déterminer la gravité de votre trouble du sommeil et vous donner le traitement adéquat. Par ailleurs, ces médicaments peuvent générer des troubles de l'attention; ainsi, la conduite sous leur emprise est alors fortement déconseillée.

Comment améliorer son sommeil ?

- Dînez léger, au moins deux heures avant le coucher.
- Couchez-vous à une heure régulière, celle où vous sentez le sommeil venir.
- Si vous ne trouvez pas le sommeil, ne vous obstinez pas dans votre lit. Levez-vous et occupez-vous jusqu'à ce que l'envie de dormir se manifeste.
- La télévision au lit, le thé, le café, l'alcool, le tabac et le sport le soir, peuvent perturber l'endormissement.
- L'activité sexuelle et la lecture sont en revanche relaxantes, tout comme une promenade. Pour un sommeil confortable, une bonne literie et une température de 18 à 20 °C dans la chambre sont recommandées.

J'ai des difficultés à me lever le matin, que dois-je faire ?

Dans les 25 dernières années, les Français ont perdu en moyenne approximativement une heure de sommeil par nuit. Les difficultés à se lever le matin peuvent provenir d'une insuffisance de sommeil. Par ailleurs, le ronflement, les maux de tête au réveil, la nycturie (besoin fréquent d'uriner la nuit), les troubles sexuels peuvent être des signes d'alerte s'agissant des troubles du sommeil.

 


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