Pourquoi est-il si difficile de s'arrêter de fumer ? Que doit-on comprendre et intégrer avant de se lancer dans le "feu"... du sevrage ? Avec la Mutuelle de France-Sud, quelques réponses sur ce sujet tellement délicat... Car arrêter de fumer est un exercice qui demande plus que de la volonté. Il faut en effet du courage pour changer un comportement et trouver le moyen de troquer ce «plaisir» contre un autre...
Testez votre motivation à l'arrêt : le test Q-Mat est un petit questionnaire validé, simple et original, pour évaluer rapidement votre degré de motivation.
Vous fumerez toujours autant ?
Point : 1
Vous aurez diminué un peu votre consommation de cigarettes ?
Points : 2
Vous aurez beaucoup diminué votre consommation de cigarettes ?
Points : 3
Vous aurez arrêté de fumer ?
Points : 4
Pas du tout
Point : 1
Un peu
Points : 2
Beaucoup
Points : 3
Enormément
Points : 4
Vous fumerez toujours autant ?
Point : 1
Vous aurez diminué un peu votre consommation de cigarettes ?
Points : 2
Vous aurez beaucoup diminué votre consommation de cigarettes ?
Points : 3
Vous aurez arrêté de fumer ?
Points : 4
Jamais
Point : 1
Quelquefois
Points : 2
Souvent
Points : 3
Très souvent
Points : 4
La somme des points obtenus à chaque réponse indique le degré de dépendance.
- Score < 6 : motivation insuffisante (faibles chances de réussite du sevrage).
- Score de 7 à 12 : motivation moyenne.
- Score > 12 : bonne ou très bonne motivation
La peur pour sa santé n'est pas une motivation qui apparemment empêche de prendre la première cigarette, ni les suivantes. L'argent parti en fumée fait naître un sentiment de révolte... très vite étouffé. Arrêter de fumer pour ses enfants, son entourage, remplit le fumeur d'une certaine dose de culpabilité... En définitive, il n'y pas de bonnes ou mauvaises motivations. Chaque individu a les siennes qui se surajoutent les unes aux autres... jusqu'au jour où la coupe déborde. La personne est alors mûre pour arrêter.
Elles sont aussi nombreuses qu'il y a de fumeurs :
- La cigarette vue comme un accessoire incontournable aux petits plaisirs simples du quotidien : le café, la fête entre amis, l'instant à soi...
- Le moyen de lutter contre le stress, de se concentrer avant la réunion,
- L'indispensable compagnon pour digérer, lutter contre la constipation ou la prise de poids,
- Etc.
Définitivement non. C'est une question de désir. Le besoin de fumer est ancré dans le cerveau automatique. Toute décision naît du cerveau volontaire (le surmoi). Quant au désir, il se niche dans le cerveau affectif plus puissant que les deux autres.
Fumer devient au fil du temps un acte automatique. Il est réalisé de façon impérieuse et compulsive et défie toute raison. C'est exactement ce qui caractérise le mode d'expression du comportement de dépendance : les capteurs internes du cerveau automatique, lorsqu'ils détectent un déficit, adressent des messages au cerveau conscient qui les ressent comme des besoins vitaux et va se mettre au service de l'approvisionnement. D'où la difficulté à décider d'arrêter de fumer.
Il n'y a pas de méthode miracle : s'arrêter de fumer est un apprentissage, il faut en premier lieu en avoir envie. Et même si le sujet est mûr, le nouvel équilibre à atteindre demande de la persévérance. L'énorme travail, qui prendra des mois, consiste à se débarrasser de tout ce réseau de réflexes conditionnés, de rituels, d'automatismes acquis qui s'est tissé au cours des années de tabagisme. On ne se débarrasse d'un comportement qu'en lui superposant un autre plus bénéfique. Cela permet de voir sa démarche comme active et positive.
Les moyens pour gérer tous ces « désagréments » sont multiples et la seule solution consiste à trouver des solutions au cas par cas. Nombre de choses peuvent cependant être anticipées comme travailler son équilibre alimentaire avant l'arrêt de la cigarette... Si pour certains, la cigarette est un instant de détente, il s'agira de découvrir par quel plaisir la remplacer... Chacun devra trouver le moyen de se distraire de l'envie de la cigarette. Cependant, n'oublions jamais qu'arrêter de fumer est un travail sur du long terme. Echouer momentanément ne marque pas l'échec de la tentative, juste une étape dans la démarche.
Interdire de fumer aux jeunes ou aux mineurs spécifiquement est contre productif... à moins de l'interdire à tous. Tout jeune va avoir cette réplique spontanée à l'esprit : "Si les adultes ont le droit de fumer, je vais moi aussi faire comme eux pour mieux leur ressembler !"
Il n'y a pas de méthode miracle. L'objectif est toujours de mettre en place une solution qui soit une prise en charge globale, exactement comme dans le traitement de toute addiction. Fumer représente un trouble du comportement qui demande souvent l'association de thérapeutiques comportementales, psychologiques, diététiques. Très souvent, il faut tâtonner avant de trouver la bonne combinaison.
Lors de cette consultation, un des premiers objectifs sera de "décrire", décrypter le tabagisme du fumeur et d'identifier les facteurs qui l'incitent. La cigarette est-elle associée à des moments, des sensations particuliers tels que le plaisir, la détente, le bien-être ou, au contraire, l'anxiété, le stress, la tristesse ?... Les réponses contribueront à savoir comment lutter. Cependant, si cette consultation n'est pas toujours indispensable, elle peut jouer le rôle d'un vrai soutien qui permet de tenir le cap. Accompagner, écouter, celui qui s'engage dans cette démarche au long cours est très souvent fondamental pour lui et augmente ses chances de réussir.
- Auprès de votre médecin mutualiste
- Heures et jour de consultation
> Vendredi Matin (Hôpital de La Ciotat) Tél. 04 42 08 76 00
> Mardi de 13 à 15 h (CCAA : Centre Cure Alcoologie Ambulatoire) - Tél. 04 42 71 61 72
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