Les maladies cardiovasculaires sont des maladies dites "acquises". Malgré les progrès des traitements conventionnels, elles sont la première cause de mortalité dans les pays industrialisés (180 000 par an en France). Les causes sont diverses : un rythme de vie précipité, du stress quotidien, une alimentation mal adaptée, une sédentarisation accrue et des dépendances nocives tels que le tabagisme et l'alcoolisme. Mais si l'on peut traiter médicalement ces maladies, il est aussi possible d'éviter leur progression.
Alors la question est simple : plutôt que d'"accroître" une maladie cardiovasculaire, adoptez les bons gestes !
25 à 45 % des adultes des pays industrialisés ont un risque élevé de souffrir d’une maladie du cœur et des vaisseaux… et vous ?
Voici un petit test simple qui vous permettra de connaître certains points faibles de votre hygiène de vie et qui, même de faible intensité, peuvent entraîner un risque de maladie cardio-vasculaire. Etes-vous concerné.e par une ou plusieurs de ces situations ?
- Je fume
- J’ai du cholestérol en excès
- J’ai trop de tension ou je prends un traitement pour mon hypertension
- Je suis diabétique
- Je mange beaucoup de protéines
- L’un de mes parents proches a présenté une maladie cardiovasculaire précoce (avant 55 ans pour un homme, avant 65 ans pour une femme)
- Je suis un homme âgé de plus de 45 ans
- Je suis une femme âgée de plus de 55 ans ou ménopausée
Si un ou plusieurs facteurs vous concernent, consultez votre médecin. En agissant sur certains d’entre eux, il est possible de réduire votre niveau de risque, particulièrement en appliquant des règles de vie qui équilibre autant sur le plan corporel qu’émotif.
REPONSE : Excepté les malformations congénitales, les maladies de l'appareil cardiovasculaire proviennent généralement de maladies dites acquises. Elles se révèlent à l'âge adulte et peuvent survenir de manière spectaculaire comme se développer graduellement sur un terrain propice. Ces pathologies proviennent essentiellement de formations de plaques graisseuses sur la paroi de l'artère (athérosclérose), "encrassage" qui réduit le débit sanguin au risque de l'obstruer, voire le bloquer.
Elles regroupent :
• les maladies coronaires : angine de poitrine et infarctus du myocarde, artérite des membres inférieurs, accident vasculaire cérébral,
• les maladies des valves (ou valvulopathies),
• la thrombose veineuse profonde (phlébite et embolie pulmonaire),
• l'insuffisance cardiaque.
Par ailleurs, l'hypertension artérielle est une maladie, qui est aussi un facteur de risque des maladies cardiovasculaires.
REPONSE : En chiffres, les maladies cardiovasculaires tuent davantage de femmes que d'hommes : 89 000 femmes/an contre 76 000 hommes. Par ailleurs, elles tuent plus que l'ensemble des cancers : 34% contre 23%. Ces maladies touchent les femmes en moyenne 10 ans plus tard que les hommes. Avant 65 ans, l'infarctus est 4 fois moins fréquent chez les femmes mais cette différence s'atténue au-delà.
REPONSE : Toutes les études montrent que la femme arrive plus tardivement que l'homme à l'hôpital et est traitée en moyenne 1 heure après. Un retard "fatal" qui s'explique par les raisons suivantes :
- la femme ignore généralement que l'infarctus est aussi une maladie féminine,
- elle ne connaît pas les signes annonciateurs,
- le médecin fait face à des signes trompeurs et les tests diagnostiques sont difficiles d'interprétation.
REPONSE : Même si leur présentation est trompeuse, il s'agit de retenir les suivants :
Pour les hommes :
• Douleur dans la poitrine après l'effort et/ au repos
• Douleur dans le bras gauche et l'épaule
• Nausées, sueurs,
• Sentiments d'hostilité et forte déprime les jours précédant la crise
Pour les femmes
• Souffle court
• Symptômes grippaux, nausées, vomissements, suées
• Fatigue ou faiblesse
• Douleur dans le haut du dos, la mâchoire ou le cou
• Sentiment d'angoisse, perte d'appétit, malaise
Si vous ressentez l'un de ses signes, contactez sans attendre le centre 15 qui pourra faire l'analyse de la situation. Agir immédiatement et vite sont les conditions pour éviter l'arrêt cardiaque.
REPONSE : Si une personne fait un malaise, vérifier tout de suite les deux signes suivants :
- est-elle totalement inconsciente ? Pour cela, posez-lui des questions simples : "m'entends-tu ? "
- respire-t-elle encore ? Pour le savoir, approchez votre oreille de sa bouche ou de sa poitrine.
Dans le cas où elle présente ces deux signes (inconscience et pas de respiration), il s'agit d'un arrêt cardiaque. Prévenez immédiatement les secours. Chaque minute perdue réduit les risques de survie de la personne. Voir la vidéo
REPONSE : Avec des dilatations des coronaires ou des pontages : une chirurgie majeure et coûteuse qui n'est qu'une mesure palliative puisqu'elle ne guérit pas la maladie!
REPONSE : Tabac, alimentation, stress, sédentarité sans parler du cholestérol, de l'hypertension artérielle, du diabète et de l'hérédité.
L'allongement de l'espérance de vie se traduit lui aussi par de nouveaux enjeux pour la recherche. Les artères s'altèrent en vieillissant, le cœur se fatigue. Un nombre croissant de personnes sont ou seront confrontées aux problèmes de l'insuffisance cardiaque.
REPONSE : Le tabagisme est devenu, au cours de ces dernières décennies, le facteur de risque cardiovasculaire essentiel de la femme avant la ménopause.
En pratique, en fumant une femme annule la protection dont elle bénéficie du fait de son statut hormonal. Un cocktail détonnant pour le cœur est aussi celui de l'association tabac et contraceptif !
REPONSE : Un autre pour exemple : Les traitements hormonaux substitutifs, lors de la ménopause ne constituent pas un traitement préventif de l'infarctus du myocarde ou des accidents vasculaires cérébraux : ils peuvent même augmenter le risque. Comme ils augmentent celui de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire).
REPONSE : Avoir le mode de vie le plus équilibré ! Mais s'il s'agit de changer ses habitudes, il faut éviter que le coût du changement soit plus néfaste que la mauvaise habitude. Pour exemple, si arrêter de fumer est préconisé, il faut prendre en compte les différents paramètres du fumeur pour qui ce moment est un instant de détente et de plaisir. C'est de même pour le gourmand, friand de viande... Si arrêter de fumer, cesser de manger des aliments propices aux maladies cardiovasculaires génère un réel stress quant à l'obligation de faire... et qu'à chaque incartade surgit la peur "d'attraper une maladie cardiovasculaire", alors mieux vaut se faire plaisir et ne changer ses habitudes que si l'on comprend que c'est bénéfique pour soi !
REPONSE : Modifier ses habitudes alimentaires et opter pour le célèbre régime crétois !
- sans modération : légumes, fruits, céréales... en préférant le bio moins surchargé en pesticides
- préférer l'huile (en particulier d'olive) au beurre
- avec modération : viandes, bouffonneries alimentaires telles que chips, cacahuètes, apéritifs, etc.
- faire preuve d'acrobatie diététique pour se faire plaisir en supprimant le sucre dans ses desserts et son café
- Préférer les boissons non excitantes (café et alcool ne sont donc pas conseillés)
- Saler légèrement : 5g maximum par jour et par personne...
Le cerveau émotionnel et le cœur sont en liaison permanente : une angoisse forte, un souvenir déplaisant augmente votre rythme cardiaque. Combattre le stress ou des sentiments négatifs comme la colère, la nervosité peut être réalisé de diverses façons : par le sport (attention aux sports violents !), par des temps de déconnexion journaliers que chacun devrait s'octroyer par le chant, la musique, la lecture, la méditation... (si, si des études confirment leur aspect bénéfique !)
Se détendre, se faire masser, faire l'amour, bien
dormir... sont aussi des façons simples de diminuer le stress ! Et
pleins d'autres petits gestes bénéfiques, comme profiter du soleil en
hiver, c'est aussi bon pour le moral que pour le physique !
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