Un dépistage systématique chez toutes les personnes de 50 à 74 ans est préconisé par les pouvoirs publics, en particulier pour les cancers du côlon et du sein : il est organisé par ARCADES, l'Association pour le dépistage des cancers du sein, du col de l'utérus et des cancers colorectaux. À partir de 50 ans, l'assurance maladie prend d'ailleurs en charge à 100 % les tests de surveillance de ces cancers. Des mesures prises pour renforcer le dépistage précoce et donc les chances de guérison. Une fois ce premier examen effectué, il est recommandé de le renouveler tous les deux ans - ARCADES vous y invitera. Calendrier de dépistage expliqué en détail.
REPONSE : Le côlon, c'est la partie de l'intestin faisant suite à l'intestin grêle, allant du cæcum, où se trouve l'appendice, au rectum. La paroi intérieure du côlon et du rectum est tapissée d'une muqueuse, laquelle peut développer des excroissances nommées polypes ou adénomes. Certaines de ces lésions bénignes peuvent évoluer très lentement vers un cancer. C'est pour cette raison qu'une période de deux ans entre les dépistages est préconisée.
REPONSE : Parmi les cancers, ceux du côlon et du rectum sont parmi les plus fréquents (+ de 36 000 nouveaux cas par an). Responsables d'environ 17 000 décès annuels, ces cancers peuvent le plus souvent être guéris s'ils sont pris à temps. La France se situe parmi les régions à risque élevé de cancer colorectal, tout comme les autres pays de l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord et l'Australie. Parmi les facteurs de risque sont notés l'environnement professionnel et le style de vie : une alimentation riche en graisse animale et pauvre en végétaux, le tabagisme et la sédentarité.
REPONSE : L'incidence du cancer du côlon augmente avec l'âge. Le risque devient appréciable à partir de 45 ans et double ensuite à chaque décennie. Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes (taux d'incidence de 40 et 27 pour 100 000). Certaines maladies génétiques - syndrome de Lynch ou polypose adénomateuse - peuvent favoriser le développement, parfois très précoce, de nombreux polypes, de même, mais plus rarement, les maladies inflammatoires de l'intestin, maladie de Crohn et rectocolite hémorragique.
REPONSE : Certains signes peuvent faciliter la détection précoce du cancer colorectal même s'ils ne sont pas spécifiques à lui. Mais l'aggravation de certains symptômes, leur fréquence et leur intensité doivent attirer votre attention et vous inciter à consulter sans attendre votre médecin traitant qui vous orientera vers un spécialiste. Ces signes sont :
- La présence de saignements dans les selles ;
- Des troubles du transit d'apparition récente : diarrhée ou constipation inhabituelle, ou alternance de ces deux troubles ;
- Des douleurs abdominales inexpliquées et d'apparition récente ;
- Un amaigrissement inexpliqué, une altération de l'état général ;
- L'apparition d'une complication comme une occlusion intestinale.
Non traité, le cancer peut se propager vers le foie, les glandes lymphatiques et d'autres parties de l'organisme.
REPONSE : Le test généralement pratiqué et nommé Hemmocult, repose sur la recherche de saignements microscopiques anormaux dans les selles. S'il s'avère positif, une coloscopie sera pratiquée lors d'une courte anesthésie générale pour confirmer le diagnostic.
Lorsque l'âge est l'unique facteur de risque, un dépistage tous les deux ans est préconisé à toute personne âgée de 50 à 74 ans. La détection à un stade précoce permet d'améliorer grandement le pronostic de guérison.
Une surveillance régulière est nécessaire après dépistage d'un premier polype ou d'une lésion maligne car le risque de récidive devient plus important.
REPONSE : Au delà de supprimer les facteurs de risque cités précédemment (tabagisme, sédentarité), la nutrition est aussi un aspect important. Pour exemple, les brocolis et les choux, riches en fibres et en antioxydants, sont conseillés pour leurs effets protecteurs dans le cancer du colon. Pour mieux connaître les relations entre diététique et cancer, vous pouvez lire la brochure éditée par l'INCA "Nutrition et la prévention des cancers : Des connaissances scientifiques aux recommandations".
REPONSE : Certains diront pour des raisons statistiques :
- Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme ;
- Une femme sur 8 est actuellement touchée ;
- Dans les trois quart des cas, le cancer du sein se développe chez les femmes de plus de 50 ans ;
- Il est la principale cause de mortalité chez la femme entre 35 et 65 ans.
REPONSE : Le dépistage est préconisé pour toute femme âgée de 50 à 74 ans. En effet, deux cancers du sein sur trois se déclarent après la ménopause. Par ailleurs, plus un cancer du sein est détecté tôt, plus il est facile à traiter ; un facteur qui limite les risques de séquelles. Le dépistage précoce permet de diminuer la mortalité de 25%. Aujourd'hui, la moitié des cancers est décelé alors qu'ils mesurent moins de 2 cm.
REPONSE : Pas de grossesse, des règles précoces avant 12 ans, une ménopause tardive survenant après 55 ans, une émotion forte en lien avec son enfant ou un parent proche, une prédisposition génétique, une consommation régulière d'alcool... sont des facteurs qui peuvent favoriser le développement d'un cancer du sein. La présence d'une boule dans le sein est un des signes avant coureurs. Chez certaines patientes, le cancer peut se manifester par un écoulement du mamelon, une plaque rouge sur le sein, de crevasses, des plis anormaux ou une peau qui pèle... Une proportion importante de femmes ne présente pas de signes, mais uniquement des anomalies visibles sur une mammographie.
REPONSE : La palpation peut permettre de détecter une boule suspecte dans le sein. Elle fait donc aussi partie du dépistage et doit être pratiquée au moins une fois par an par votre médecin traitant ou votre gynécologue. Vous pouvez également vous examiner les seins vous-même, mais ils contiennent souvent de petites boules graisseuses et vous risquez de vous affoler pour rien. Demandez à votre médecin de vous montrer comment faire. N'hésitez pas à bien observer vos seins, quand vous êtes devant un miroir ou sous la douche par exemple : tout changement de forme, d'aspect, de couleur, un écoulement ou une rétraction du mamelon doivent vous inciter à consulter. Les zones qu'il faut surveiller de près sont le quadrant externe supérieur du sein (la moitié des cancers se développent à cet endroit) et la partie inférieure du mamelon (18 % des cancers).
REPONSE : Examen indolore et rapide, d'une durée de 15 minutes environ, la mammographie permet de détecter une anomalie et d'établir un diagnostic précis. Réalisée de façon systématique chez les femmes de plus de 50 ans dans le cadre d'un suivi (1), elle peut déceler une tumeur débutante de petite taille, invisible et non palpable.
Cette radio des seins s'effectue chez le radiologue que vous pouvez choisir sur une liste de spécialistes agréés "ARCADES". Après un petit questionnaire et un examen clinique des seins, il prendra deux clichés par sein : un de face et un de profil. Le sein est comprimé entre deux plaques, ce qui peut provoquer quelques douleurs, mais en général cet examen est indolore. Le radiologue délivre dans la journée les premières interprétations et les résultats sont envoyés au médecin traitant
(1) Aujourd'hui toute femme de plus de 50 ans a droit tous les deux ans à une mammographie prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale.
REPONSE : Si une anomalie est détectée, d'autres examens peuvent être immédiatement pratiqués par le radiologue. Il pourra par exemple procéder à une échographie qui est un examen sans exposition à des rayons X.
Par ailleurs, pour les femmes dont des membres de la famille proche ont été atteints d'un cancer du sein il peut exister un risque de prédisposition génétique. Une consultation d'onco-génétique peut alors être réalisée. La surveillance sera dans ce cas, plus adaptée : une IRM pourrait être recommandée afin de déceler toute tumeur de manière très précoce.
- Tous les centres de santé du Réseau santé mutualiste sont agréés pour le test Hémocult par ARCADES.
- Tous les centres de santé du Réseau santé mutualiste ayant un service d'imagerie médicale (sauf celui d'Aix) sont agréés ARCADES. De même celui du centre CCAS de Manosque.
Consulter la liste des centres de santé du Réseau santé mutualiste
Par ailleurs, les centres de santé dont la qualité des dépistages est soulignée par ARCADES sont aussi sollicités par l'organisme pour élargir le dépistage ciblé sur le cancer de l'utérus (Paul Paret site expérimentateur).
En savoir plus
- Information et sensibilisation sur le cancer du sein dans les Bouches-du-Rhône
Comité pour la santé des femmes 13
Contact : Sandra Allais
Tél. : 06 21 32 08 64
Mail : sandra.allais@orange.fr
La Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer édite de nombreux guides et annuaires
Une brochure éditée par l'INCA "Des connaissances scientifiques aux recommandations"
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